Une crise sanitaire internationale
En juillet 2022, une épidémie de mpox, également connue sous le nom de variole du singe, a été désignée comme une urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de sa propagation rapide, notamment par contact sexuel, dans des pays où le virus était jusque-là inconnu. Bien que cette désignation ait été révoquée en mai 2023 suite à une diminution des cas, la situation en Afrique reste préoccupante.
Le 13 août, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a déclaré une urgence de santé publique en réponse à la recrudescence des cas de variole du singe sur le continent. Le lendemain, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a qualifié l’épidémie en Afrique d’« urgence de santé publique de portée internationale », une expression déjà utilisée pour le COVID-19 et Ebola.
Une propagation rapide et inquiétante
Des pays africains tels que la République démocratique du Congo (RDC), l’Afrique du Sud et la République du Congo ont signalé une augmentation alarmante des cas de variole du singe. L’OMS avertit que la maladie pourrait se propager à d’autres pays d’Afrique, voire au-delà du continent.
Mpox est une maladie infectieuse causée par le virus de la variole du singe, identifiée pour la première fois chez l’homme en RDC en 1970. Elle se manifeste par de la fièvre, un gonflement des ganglions lymphatiques, et une éruption cutanée douloureuse. Le virus se transmet par contact direct avec des personnes infectées, des animaux ou du matériel contaminé. Deux types distincts de ce virus existent, avec le clade I, historiquement plus mortel, principalement présent dans le bassin du Congo.
En 2024, la RDC a enregistré plus de 15 600 cas et 537 décès, avec une augmentation significative des cas par rapport aux années précédentes. La nouvelle souche virale, le clade Ib, qui se propage principalement par contact sexuel, suscite une inquiétude particulière.
Un besoin urgent d’action internationale
L’OMS a déclaré cette urgence pour inciter les donateurs et les pays à agir rapidement. Les experts soulignent l’importance d’accélérer l’accès aux tests, aux vaccins et aux traitements thérapeutiques dans les régions touchées, tout en luttant contre la stigmatisation associée au virus.
La situation est particulièrement alarmante en RDC, où les enfants de moins de 15 ans représentent 68 % des cas et 85 % des décès. Les experts attribuent cette vulnérabilité à des différences dans le système immunitaire des enfants et aux taux élevés de malnutrition.
Une réponse mondiale insuffisante
L’OMS recommande l’utilisation de deux vaccins contre la variole, mais l’accès reste limité. Les CDC Afrique ont exprimé le besoin urgent de 10 millions de doses, alors que seulement 200 000 sont disponibles. Le manque de traitements et de diagnostics complique également la réponse à l’épidémie.
Le directeur général de l’OMS a récemment lancé le processus d’inscription des vaccins contre le mpox sur la liste des utilisations d’urgence, visant à faciliter l’accès aux vaccins pour les pays à faible revenu. Cela permettrait également à des organisations comme Gavi et l’Unicef d’acheter et de distribuer ces vaccins.
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