Economie

Climat des affaires – Continuité de l’optimisme parmi les chefs d’entreprises (Enquête)

Climat des affaires – Continuité de l’optimisme parmi les chefs d’entreprises (Enquête)

Le cabinet d’audit et de conseil « Ernst & Young » (EY) vient de présenter la semaine dernière, les principaux résultats de la 10ème édition du Baromètre des Entreprises en Tunisie pour l’année 2024, réalisé sur une période de 6 semaines du 7 mai au 18 juin 2024 sur 251 entreprises tunisiennes qui sont actives dans divers secteurs et activités.

Le baromètre englobe à la fois des entreprises locales, des entreprises étrangères en Tunisie, ainsi que des entreprises locales à participation étrangère. Celui-ci a été exposé en la présence de responsables et de directeurs de sociétés et montre, globalement, une continuité de l’optimisme parmi les chefs d’entreprises.

Principaux résultats

Cependant, on a souligné, à cet effet, l’impact de la situation économique mondiale sur la Tunisie, ainsi que les indicateurs tels que le chômage, l’inflation et la diminution du taux de croissance qui ont affecté les entreprises, nécessitant des mesures et des décisions pour stimuler l’économie.

Les éditions précédentes du baromètre indiquent qu’environ 30% des chefs d’entreprise anticipent une amélioration du climat d’investissement et des affaires en Tunisie, tandis que 85% envisagent de développer leurs investissements.

L’évaluation de la situation politique montre qu’un air d’optimisme semble s’installer progressivement. En effet, le pourcentage des répondants qui sont favorables à la situation politique du pays est passé de 2% en 2021 à 24%. Il en va de même pour la situation sociale et économique où la part des chefs d’entreprise qui jugent la situation sociale et économique comme étant bonne ou plutôt bonne est passée de 2% en 2021 à 16%.

Par rapport au climat des affaires, les dirigeants d’entreprises tunisiennes semblent naviguer avec pragmatisme et résilience, en quête de croissance tout en restant attentifs aux signaux macroéconomiques et politiques. Si l’année 2023, marque un rebond de la confiance avec 25% des chefs d’entreprise qui sont à nouveau enclins à envisager une amélioration du climat d’investissement, en 2024, les attentes montrent un équilibre relatif, favorisant plutôt une perception d’une stabilité du climat d’investissement.

Analyse sectorielle

Sous ce même angle, l’analyse sectorielle indique que 38% des entreprises opérant dans le secteur du commerce ont subi une baisse de leur chiffre d’affaires, tandis que le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) s’en sort bien avec 59% des entreprises enregistrant une croissance de leurs revenus.

Par ailleurs, les résultats de l’enquête ont révélé que les priorités des dirigeants varient selon la conjoncture avec pour objectif l’amélioration de la performance de leurs entreprises. L’optimisation des processus, qui a gravi les échelons pour devenir la principale action envisagée par 20% des répondants, indique une prise de conscience croissante de l’importance de l’efficacité opérationnelle.

Parallèlement, la focalisation sur la revue de la stratégie et le renforcement de la digitalisation montrent que les entreprises sont également concentrées sur l’adaptation à l’évolution des marchés et l’intégration des technologies numériques.

La digitalisation, en particulier, continue à gagner en importance soulignant son rôle essentiel dans la modernisation des entreprises et l’amélioration de l’interaction avec les clients. La diversification vers de nouveaux marchés géographiques, entrée en classement en 2023, arrive cette année en première place avec 28%.

Aussi, 38% des entreprises envisagent de mettre en place un programme de réduction des coûts, ce qui indique la priorité accordée à l’efficience et à la maîtrise budgétaire dans un contexte potentiellement volatil.

Au niveau des mesures de relance de l’investissement en Tunisie, les chefs d’entreprise indiquent la simplification des procédures administratives comme étant la politique la plus efficace pour encourager l’investissement privé, suivie par la mise en place de mesures incitatives spécifiques pour les secteurs clés de l’économie. 

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