Après les syndicats de Gafsa, Sidi Bouzid, Monastir, Sousse, Kairouan, Ben Arous, Tunis, Manouba, Jendouba et Ariana, le syndicat de Tunisie Télécom au Kef a publié un communiqué officiel exprimant son rejet catégorique de la charte de conduite récemment publiée par la direction générale de l’entreprise.
Dans ce texte, les représentants syndicaux dénoncent une atteinte aux droits des travailleurs, une restriction de la liberté d’expression et une tentative de limitation du travail syndical.
Une dénonciation de la charte de conduite
Réunis au siège syndical du Kef, le 25 février 2025, les membres du syndicat de Tunisie Télécom ont affirmé leur attachement aux principes et aux droits fondamentaux des travailleurs, tout en dénonçant le contenu de la nouvelle charte de conduite.
Ils considèrent ce document comme une atteinte flagrante au statut des employés et aux accords collectifs en vigueur, insistant sur le fait que le cadre réglementaire existant définit déjà clairement les droits et devoirs des employés de Tunisie Télécom.
Le syndicat estime que cette charte vise principalement à restreindre la liberté d’expression des travailleurs et à affaiblir l’action syndicale, ce qui représente, selon eux, une violation des engagements sociaux de l’entreprise.
Exigences du syndicat
Dans son communiqué, la section syndicale de Kef exige :
- Le retrait immédiat de cette charte qu’elle considère comme illégale et ne portant aucune signature officielle.
- Le respect du statut du personnel en vigueur à Tunisie Télécom, qui encadre déjà clairement les relations professionnelles et les obligations des employés.
- L’application des accords sociaux conclus entre la direction et le syndicat, au lieu d’imposer des nouvelles mesures restrictives.
- Le maintien du dialogue social et la non-ingérence de la direction dans l’exercice des libertés syndicales.
Un appel à la direction de Tunisie Télécom
Le syndicat appelle la direction générale de Tunisie Télécom et les autorités de tutelle à assumer leurs responsabilités en garantissant le respect des engagements sociaux et des libertés syndicales.
Face à cette situation, les représentants syndicaux préviennent qu’ils utiliseront tous les moyens légaux pour défendre les droits des employés et empêcher toute forme de régression sociale.
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