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Dans quelle mesure la Tunisie est bien préparée pour faire face aux défis de l’IA générative ?

Dans quelle mesure la Tunisie est bien préparée pour faire face aux défis de l’IA générative ?

“Dans quelle mesure la Tunisie est bien préparée pour faire face aux défis de l’IA générative ?”, s’intérrogent deux auteurs de la récente tribune sur les ressources humaines en Tunisie publiée par l’Institut Tunisien de Compétitivité et des Etudes Quantitatives (ITCEQ). 

Pour répondre à cette question, la tribune a rappelé les résultats de l’étude réalisée par la banque d’investissement américaine Goldman Sachs sur l’intelligence artificielle générative qui a montré que la croissance et la productivité pourraient augmenter respectivement de 7 et 1.5% sur une période de 10 ans. 

Plus encore, l’étude « Gen-AI : Artificial Intelligence and the Future of Work » ,qui a mis l’accent de l’IA sur l’emploi a montré qu’environ 40% des emplois mondiaux sont exposés à cette technologie pourcentage qui pourrait augmenter avec le niveau de développement des pays.

Selon cette même étude, les pays les moins préparés doivent investir dans l’infrastructure digitale et le capital humain pour tirer parti de l’IA. Selon le « Government AI Readiness Index » publié depuis 2020 par Oxford Insights, qui évalue le degré de préparation des pays à ces transformations technologiques, la Tunisie est classée 81ème parmi 193 pays avec un score de 46.07. 

“Au niveau partiel et plus précisément au niveau du volet des ressources humaines, bien que la Tunisie ait enregistré un score (45.97) inférieur à celui de l’année 2022 (49.75), il reste tout de même supérieur à celui de la région MENA (44,70).”

Il est important alors, ajoutent les auteurs de la même tribune, pour la Tunisie de miser sur la qualification de la main-d’œuvre pour assurer une intégration efficace de l’IA dans les processus productifs en particulier et gagner le pari de l’intelligence en général. 

La Tunisie devrait, estiment les auteurs de la tribune, reconsidérer sa stratégie de développement qui a longtemps reposé sur la qualité des ressources humaines bon marché afin d’assurer une transition réussie vers une économie plus compétitive.  Pour ce faire, il importe de :

  • Réformer les politiques d’enseignement et de formation,
  • Renforcer les politiques d’innovation et de recherche et développement,
  • Moderniser le cadre règlementaire du travail,
  • Adopter un plan d’action pour retenir les talents,
  • Mettre en œuvre des stratégies visant à orienter le développement de l’IA vers la complémentarité avec le capital humain plutôt que vers la substitution.

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