Economie

Des notations de crédit objectives contribuent au développement

Des notations de crédit objectives contribuent au développement

Une étude récente du PNUD met en lumière le potentiel d’économies significatives pour les pays africains grâce à des notations de crédit moins subjectives, ouvrant ainsi la voie à des investissements cruciaux dans le développement.

Le 3 avril 2023, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a publié une étude intitulée « Réduire le coût des emprunts en Afrique – le rôle des notations souveraines », qui jette une lumière vive sur les implications des notations de crédit pour les économies africaines. L’étude met en avant la possibilité de réaliser des économies massives, s’élevant jusqu’à 74,5 milliards de dollars, si les notations de crédit étaient évaluées de manière plus objective et moins influencée par des facteurs subjectifs.

La problématique de l’insoutenabilité de la dette

Cette refonte des notations pourrait permettre aux pays africains de rembourser une part significative de leur dette nationale et étrangère, dégageant ainsi des fonds essentiels pour des investissements dans le capital humain et les infrastructures vitales.

Le recours aux marchés financiers internationaux s’est imposé comme une nécessité incontournable pour soutenir la croissance économique en Afrique, d’autant plus que les flux d’Aide Publique au Développement (APD) ont montré des tendances à la baisse ces dernières années. Toutefois, le fonctionnement actuel des notations de crédit, souvent sujettes à des biais subjectifs, a engendré des coûts accrus pour les pays africains.

Ces coûts, liés au service de la dette, placent ces nations dans une position délicate où elles doivent arbitrer entre le remboursement de leurs engagements financiers et la satisfaction des besoins essentiels de leur population.

Les notations subjectives ont eu un impact négatif

De manière alarmante, ces notations de crédit subjectives ont également eu un impact négatif sur les perspectives d’investissement des pays africains. Du fait d’être perçus comme plus risqués qu’ils ne le sont réellement, ces pays ont reçu moins d’investissements potentiels, entravant ainsi leur capacité à favoriser le développement durable et à attirer les ressources nécessaires.

Les effets préjudiciables de ces notations subjectives peuvent persister même lorsque les notations de crédit inexactes ne sont pas le résultat d’une partialité délibérée, mais plutôt de l’absence de données adéquates ou de méthodologies sujettes à interprétation.

Des observateurs estiment que face à cette situation, les pays africains et leurs partenaires de développement sont doivent prendre des mesures immédiates pour corriger ces anomalies dans les notations de crédit. La collaboration avec des agences mondiales spécialisées est une démarche essentielle pour instaurer des notations plus équilibrées et mieux alignées sur les réalités macroéconomiques.

Pour des initiatives constructives

Dans cette optique, le récent rapport du PNUD, « Réduire le coût des emprunts en Afrique – Le rôle des notations souveraines », met en avant des initiatives concrètes que les pays africains pourraient entreprendre en partenariat avec ces agences spécialisées. L’établissement d’une base de données personnalisée contenant des indicateurs macroéconomiques clés et la création d’un Conseil consultatif de haut niveau visent à soutenir les pays africains tout au long du processus de notation de crédit souverain.

Revoir les systèmes de notation de crédit et adopter une approche plus objective, en prenant en compte les spécificités des économies africaines deviennent désormais, urgents. Cette évolution pourrait débloquer des ressources majeures pour les investissements qui sont si essentiels pour favoriser la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la qualité de vie en Afrique.

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