C’est la preuve, s’il en fallait une de plus, que la France a emprunté des sentiers dangereux et que rien de bon ne peut en sortir. Après la forte poussée de 2023, l’Hexagone a connu une nouvelle envolée des crimes ou délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024, d’après un rapport du ministère de l’Intérieur (SSMSI) mis sur la place publique ce vendredi 14 février…
L’an dernier 9350 crimes et délits ont été recensés (+11%) et 6985 contraventions (+6%), donc au total la police nationale et la gendarmerie nationale ont répertorié «plus de 16 000 infractions» pour ces motifs dans tout le pays en 2024, selon ce document. En 2023 la montée des crimes et délits s’était établie à près 30%. Sur 2 ans, l’augmentation des crimes et délits s’était hissée à 44%.
Comme les autres années les crimes et délits à caractère raciste ont essentiellement été des injures publiques (52%), des menaces ou du chantage (20%). «Les discriminations et provocations représentent 10%» dans les faits signalés, toujours d’après ce rapport. Les atteintes aux biens par contre sont à des niveaux faibles, 5%, idem pour les atteintes à la vie et violences (6%, avec «cinq homicides recensés en 2024»).
En 2024 les services de sécurité ont également recensé «9700 victimes de crimes et délits à caractère raciste». Parmi les personnes touchées «les hommes, les personnes âgées de 25 à 54 ans et les étrangers ressortissants d’un pays d’Afrique sont surreprésentés», indique le rapport. Quelque 5000 personnes ont été incriminées par les services de sécurité, «dont plus de la moitié ont entre 25 et 54 ans».
Sur le plan géographique, la capitale française, Paris, «se détache nettement» avec un taux de crimes ou délits à caractère raciste «3 à 4 fois supérieur à la moyenne nationale». Ce chiffre élevé «peut en partie être lié à son attractivité», que ce soit pour le travail ou le tourisme, ajoute le document.
Enfin le rapport souligne que la montée de ce type de crime et délit «reflète à la fois l’évolution du phénomène en lui-même mais également celle de la propension de la population à déclarer ces actes et l’amélioration de leur prise en compte par les services de sécurité».
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