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IACE- IDE-Greenfields: Comment rendre la Tunisie plus attractive ?

IACE- IDE-Greenfields: Comment rendre la Tunisie plus attractive ?

L’IACE a publié une nouvelle note afin de mettre en lumière la situation des IDE en Tunisie, tout en exposant une comparaison avec les autres pays du monde arabe.

Les IDE peuvent être classés en deux sous catégories : les fusions/acquisitions et les investissements entièrement nouveaux.  Les investissements nouveaux sont connus dans la littérature par les  “Greenfields” qui désignent la création de nouvelles entités économiques : nouvelles constructions, nouveaux équipements, création de nouveaux emplois… En d’autres termes, la définition des “Greenfields” fait référence à une forme d’investissement direct étranger à travers laquelle l’entreprise réalise de nouvelles installations dans le pays tiers. 

Le flux des IDE en Tunisie est passé de 1512 M $ en 2010 à 713 M $ en 2022. Au cours de la même période, le stock est IDE a atteint 39466 M$ en 2022 contre 31363 M$ en 2010. 

“Ces résultats, aussi positifs soient-ils, occultent une faible compétitivité de la Tunisie en matière d’attractivité des investissements étrangers en comparaison à l’Egypte et au Maroc. En 2010, la Tunisie et le Maroc étaient à des niveaux presque similaires de flux entrants d’IDE, et depuis l’écart s’est creusé à cause de la contre-performance de la Tunisie et les résultats probants du Maroc”, souligne l’IACE qui a rappelé que depuis 2014, le nombre d’extension des projets étrangers existants est constamment supérieur aux nouvelles créations.

“Ce constat reflète une capacité de rétention (de fidélisation) des investissements étrangers existants avec un effort de réinvestissement de plus en plus important et ce, dans un contexte de faible capacité d’attractivité de nouveaux investissements”, a fait observer l’IACE.

Pour préserver et retenir les investissements étrangers existants tout en attirant de nouveaux projets, l’IACE a recommandé, dans sa note, de favoriser le cadre idoine pour promouvoir les réinvestissements (des projets d’expansion et d’extension) afin de préserver essentiellement les emplois créés.

De même, l’action publique devrait être orientée vers la création de nouveaux IDE. Ceci requiert l’identification au préalable des attentes et des objectifs des investisseurs étrangers qui sont désormais fortement corrélés à l’évolution de la conjoncture et aux développements géostratégiques.

Parallèlement, des actions stratégiques de « branding » sont nécessaires pour

  • valoriser le positionnement de la Tunisie notamment au titre des avantages comparatifs tels que la main d’œuvre qualifié, l’emplacement géostratégique, etc.,
  • créer une identité visuelle distinctive qui représente l’image de marque de la Tunisie en tant que destination d’investissement attrayante,
  • développer des campagnes de communication ciblées pour promouvoir les opportunités d’investissement en Tunisie;
  • Et garantir la transparence et la simplification des procédures pour un climat des affaires attractif.

Dans le même sillage, il est important de noter que les études récentes en matière d’IDE ont montré que les investisseurs étrangers sont très sensibles à la stabilité géopolitique, la performance des marchés locaux, la solidité des mécanismes de gouvernance en vigueur ainsi que la teneur et l’efficacité des stratégies implémentées pour faire face aux changements climatiques.  

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