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La CPI défie les USA : Le mandat d’arrêt s’abat sur Netanyahu et son ministre de la Défense

La CPI défie les USA : Le mandat d’arrêt s’abat sur Netanyahu et son ministre de la Défense

Ce que les Américains redoutaient et qu’ils ont tout fait pour éviter (en usant même de menaces voilées en direction de la juridiction internationale) est arrivé : le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) s’abat sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ce lundi 20 mai. La CPI argue “des motifs raisonnables de croire” que Netanyahu et son ministre de la Défense Yoav Gallant “portent la responsabilité pénale de crimes de guerre et crimes contre humanité” perpétrés dans la bande de Gaza…

C’est un épilogue qui était attendu au regard des épais dossiers contre l’Etat hébreu sur le bureau du Procureur général de la CPI, Karim Khan. Rappelons qu’Alger est l’un des premiers à ouvrir le bal en déposant en 8 novembre 2023 une plainte formelle contre le Premier ministre israélien. L’Algérie a été vite rejointe par 5 autres pays. De lourdes charges qui s’ajoutent à celles que le Procureur Karim Khan avait déjà commencé à documenter dès 2021.

Sur la base des éléments de preuve recueillis et examinés par mon bureau, j’ai des motifs raisonnables de croire que Benjamin Netanyahu, le Premier ministre d’Israël, et Yoav Gallant, le ministre de la Défense d’Israël, portent la responsabilité pénale de crimes de guerre et crimes contre humanité commis sur le territoire de l’État de Palestine (dans la bande de Gaza) à partir du 8 octobre 2023 au moins“, a indiqué la CPI dans un communiqué.

Mais Netanyahu et Gallant ne sont pas les seuls ciblés, Yahya Sinouar, chef du Hamas dans la bande de Gaza, Mohammed Diab Ibrahim Al-Masri, chef de la branche armée du Hamas et Ismail Haniyeh, chef de la branche politique du mouvement, sont aussi sous le coup de mandats d’arrêt, “pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis sur le territoire d’Israël et dans l’État de Palestine (dans la bande de Gaza) depuis le 7 octobre 2023 au moins“…

Pour l’ennemi public numéro 1 d’Israël, Sinouar et pour Al-Masri c’est moins kafkaïen, très vraisemblablement ils sont encore planqués quelque part à Gaza et l’armée israélienne ne les laissera jamais sortir vivants de cette sourcière. Mais pour le chef de la branche politique, Haniyeh, c’est beaucoup plus cauchemardesque, lui qui du haut de son exil doré au Qatar pouvait se permettre d’arpenter les capitales arabes pour négocier au nom du mouvement. Maintenant il devra surveiller ses arrières et choisir avec minutie les pays qui n’ont pas ratifié les conventions de la CPI.

Même casse-tête pour Netanyahu, en pire. Pour lui ce sont les portes de l’Occident et de l’Afrique qui se ferment, sauf dans certaines Républiques bananières où presque tout est possible. Il faut voir l’enfer que vit en ce moment le président russe, Vladimir Poutine, pour comprendre que les couperets de la CPI ne sont pas du menu fretin, ça vous pourrit l’existence quand on est un chef d’exécutif. Pour Netanyahu c’est le début des gros ennuis, en attendant les coups que porteront ses adversaires politiques et la Justice pour ses manquements autour de l’attaque du 7 octobre, pour des faits de corruption, etc.

 

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