Economie

Liban inscrite sur la liste grise du GAFI

Liban inscrite sur la liste grise du GAFI

Le Liban a été inscrit sur la liste grise des pays soumis à une surveillance spéciale par le Groupe d’action financière (GAFI), une organisation internationale dédiée à la lutte contre les crimes financiers. Ce classement implique que le Liban présente des carences dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, tout en collaborant avec le GAFI pour améliorer sa situation.

Un communiqué officiel confirmant cette inscription est attendu aujourd’hui, selon un porte-parole de la Banque du Liban et un représentant du GAFI cités par Reuters.

Conséquences de l’inscription sur la liste grise

L’ajout du Liban à la liste grise pourrait entraîner des répercussions notables sur son secteur financier déjà fragilisé. Cela pourrait alourdir les transactions internationales pour les banques libanaises, augmenter les coûts pour les institutions financières locales opérant à l’étranger, et rendre les investisseurs encore plus réticents à engager des fonds dans le pays.

Ce placement sur la liste grise pourrait également nuire aux relations entre les banques libanaises et le système financier mondial, réduisant davantage les liquidités et l’accès aux services bancaires internationaux.

Des lacunes dans la supervision financière et la lutte contre la corruption

Cette décision est le résultat d’une insuffisance de contrôle des activités financières et de l’absence de mesures strictes contre la corruption.

Depuis le début de sa crise économique en 2019, le Liban peine à stabiliser son secteur financier, aggravé par l’absence de réformes. Pour espérer sortir de la liste grise et regagner la confiance de la communauté internationale, le Liban devra entreprendre des réformes pour renforcer son système financier et garantir l’indépendance judiciaire, notamment dans la lutte contre le financement du terrorisme.

Une extension du délai jusqu’en 2026

Compte tenu des récents conflits, notamment le regain de tensions avec Israël, le GAFI a accordé au Liban un délai supplémentaire jusqu’en 2026, au lieu de 2025, pour mettre en œuvre les réformes nécessaires.

Cette extension est motivée par les effets déstabilisants du conflit, mais aussi par les préoccupations liées au financement de certaines activités.

 

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