Élections controversées au sein du Haut Conseil d’État
La commission juridique du Haut Conseil d’État en Libye a confirmé la victoire de Khaled Al-Mishri à la présidence du conseil, avec 69 voix contre 68 pour son adversaire, le président sortant Mohamed Takala.
Cette élection, qui s’est déroulée il y a deux jours, a suscité de nombreuses controverses, notamment en raison d’une contestation concernant la validité d’un bulletin de vote.
La commission juridique tranche en faveur d’Al-Mishri
Suite à des différends lors de la session de mardi, consacrée à l’élection du président du conseil, la commission juridique a été saisie d’une plainte déposée par Khaled Al-Mishri. Cette plainte portait sur un bulletin de vote où le nom du candidat Takala avait été inscrit au dos, une irrégularité qui a soulevé des questions sur la validité du scrutin.
Dans une déclaration publiée jeudi, la commission juridique a confirmé avoir examiné la plainte avec un quorum complet et a conclu que le bulletin contesté devait être annulé. Par conséquent, les résultats définitifs ont attribué 69 voix à Al-Mishri et 68 à Takala, déclarant ainsi Al-Mishri comme le nouveau président du Haut Conseil d’État.
Takala fait appel à la justice
Face à cette décision, Mohamed Takala a annoncé dans une déclaration vidéo qu’il saisirait la justice et a fixé la date du 20 août pour une nouvelle élection. De son côté, Khaled Al-Mishri a affirmé que la commission juridique du conseil est l’organe compétent pour trancher ces questions, renforçant ainsi la légitimité de sa victoire.
Un contexte politique complexe
Le Haut Conseil d’État, une institution consultative en Libye, partage plusieurs pouvoirs avec la Chambre des représentants, notamment en ce qui concerne la sélection du Premier ministre, l’examen du budget proposé et le choix des postes souverains. Cette élection intervient dans un contexte politique déjà tendu, avec deux gouvernements rivaux en place : l’un basé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par les Nations Unies, et l’autre à Benghazi, dirigé par Osama Hammad et soutenu par la Chambre des représentants.
Cette situation a exacerbé la crise politique en Libye, où les espoirs de résolution reposent sur la tenue d’élections présidentielle et législative. Cependant, les désaccords persistants sur les lois électorales et l’autorité exécutive chargée de superviser le scrutin continuent de poser des obstacles à l’organisation de ces élections tant attendues.
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