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Maroc : La manne divine est au rendez-vous, des barrages affichent 100%

Maroc : La manne divine est au rendez-vous, des barrages affichent 100%

Les fortes pluies de ces dernières semaines ont drainé leur lot de morts au Maroc, hélas, mais il y a aussi les bienfaits pour un pays qui se débat dans une sécheresse et un stress hydrique chroniques. En janvier 2024 on vous parlait du niveau historiquement bas des réserves du deuxième plus grand barrage du royaume, avec à peine 1,02%, ce lundi 30 septembre les nouvelles sont nettement meilleures…

La région de l’Oriental présente un tout autre visage après les précipitations qui ont arrosé le sol marocain récemment. Les barrages, dont les stocks étaient descendus à des niveaux plus que critiques, reprennent des couleurs et pas peu. D’après Moustapha Bouazza, chef du département de la gestion durable des ressources en eau à l’Agence du bassin hydraulique de Moulouya, les installations hydrauliques de la région ont vu leur taux de remplissage bondir de 20% à 50%, ce qui fait quelque 403 millions de mètres cubes (m3).

Le barrage de l’oued Za affiche même 95%, avec un volume d’eau excédant les 215 millions de m3. Le complexe hydroélectrique de Figuig a également fait le plein suite aux dernières pluies, avec des barrages tels que Rkiza et Machraâ Safsaf qui sont montés à 100% de leur capacité, a indiqué le responsable.

Abderrahman Adli, directeur du barrage Mohammed V à Nador, a aussi fait part de sa grande satisfaction après la collecte des données. «Le réservoir de l’ouvrage hydraulique a considérablement augmenté, passant de 19 millions de m3 en début septembre à 126 millions actuellement, soit 76% de sa capacité totale. Ce barrage, le plus grand de la région, assure un approvisionnement crucial en eau potable et pour l’irrigation agricole», a-t-il déclaré.

En dépit de la dynamique M. Bouazza invite à la prudence pour la suite. «Bien que la situation se soit nettement améliorée, la région n’est pas encore sortie de la zone de danger», a-t-il souligné. Il a demandé aux populations de continuer à rationaliser l’utilisation de l’eau et de se garder de gaspiller la précieuse ressource, si rare il y a peu au point qu’on se disait que l’agriculture du pays est condamnée, la croissance économique avec.

La dernière fois que le ministre de l’Agriculture a évoqué publiquement – à la Chambre des représentants – ce sujet central c’était en juin dernier, son ton était très alarmiste. A part les bienfaits divins Mohamed Sadiki ne voyait aucune issue pour le royaume, pas même la flopée de  stations de dessalement annoncées. Il semble que la manne céleste soit au rendez-vous. Pourvu que ça dure…

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