Diaspora

Pourquoi les jeunes talents francophones quittent la France, selon Jacques Attali

Pourquoi les jeunes talents francophones quittent la France, selon Jacques Attali

 

Les réflexions de Jacques Attali dans le journal Les échos, sur la capacité de la France à attirer et retenir les talents, en soulignant les défis et les propositions pour améliorer cette situation.

Dans un monde de plus en plus globalisé et compétitif, la capacité d’une nation à garder et attirer les talents devient cruciale pour sa prospérité.

Jacques Attali, écrivain et essayiste renommé, souligne cette réalité en insistant sur l’importance de prêter davantage attention à cet aspect.

Un jeune francophone préfère l’étranger

Selon Jacques Attali, un nombre croissant de jeunes francophones ambitieux envisagent de quitter la France pour des destinations comme le Canada, l’Australie, les États-Unis ou les pays d’Europe du Nord.

Attali met en avant les raisons de cette tendance : une politique de visas restrictive, une fiscalité peu attractive, des difficultés d’intégration sans réseaux établis, et une xénophobie persistante.

Classement mondial des pays attractifs

Le classement de l’INSEAD, réalisé en partenariat avec une fondation suisse et une autre singapourienne, révèle que la France se positionne seulement au 19e rang des pays les plus attractifs pour les talents.

En tête de ce classement figurent la Suisse, Singapour et le Danemark, suivis des États-Unis, de la Suède, des Pays-Bas, de la Norvège et de la Finlande. L’Australie et le Canada se classent également bien, respectivement aux 9e et 15e places.

La France en retard

Malgré ses nombreux atouts, la France peine à attirer les talents étrangers. Elle n’attire ni les investissements étrangers, ni les artistes, ni les chercheurs de manière significative.

Attali souligne que l’Europe, globalement, reste l’un des meilleurs endroits au monde pour vivre et travailler, mais que la France ne profite pas pleinement de cette attractivité.

Les éléments moins quantitatifs

Pour améliorer sa position, Jacques Attali propose d’enrichir les critères d’évaluation des talents en incluant des éléments moins quantitatifs, tels que la capacité des non-diplômés à créer des entreprises, la tolérance envers les pensées différentes, et l’acceptation des minorités.

Il insiste également sur le rôle crucial de la motivation, un talent essentiel qui ne s’apprend pas à l’université.

La mobilité des talents

Attali prédit que, dans un monde où les talents deviennent de plus en plus nomades, les classements des pays attractifs évolueront rapidement.

Des pays actuellement accueillants pourraient perdre de leur attrait en raison de politiques internes ou de changements sociétaux. Il cite l’exemple d’Israël, où une politique gouvernementale controversée pourrait pousser une partie de l’élite à émigrer, ou encore le Royaume-Uni, où l’antisémitisme croissant pourrait entraîner le départ de nombreux chercheurs et artistes.

Conclusion

Pour Jacques Attali, l’avenir d’un pays dépendra largement de sa capacité à attirer et retenir les talents.

Pour lui, la France doit donc repenser ses politiques pour devenir plus accueillante et inclusive, afin de ne pas laisser partir ceux qui peuvent contribuer à son développement et à sa prospérité.

 

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