Le vol Tunisair TU999, prévu au départ de Nice à 16h35 (heure française) le 4 avril 2025 à destination de Tunis, avec une arrivée annoncée à 17h15 (heure tunisienne), a connu un retard important, suscitant de nombreuses réactions de passagers, notamment parmi les familles nombreuses, très présentes sur ce trajet.
Ce vol Nice-Tunis est généralement emprunté par des familles tunisiennes résidant à l’étranger, souvent accompagnées de leurs enfants. L’avion a atterri le lendemain 5 avril vers minuit 30 soit environ 7 heures de retard.
Un départ annoncé à l’heure, puis un retard sans durée précisée
Selon les témoignages recueillis, lors de l’enregistrement, le vol était toujours annoncé comme étant à l’heure. Ce n’est qu’aux alentours de 16h que les passagers ont constaté que le vol était signalé en retard, sans indication précise sur la durée du report.
Plusieurs voyageurs ont déclaré ne pas avoir pu trouver un interlocuteur identifié comme membre du personnel Tunisair pour obtenir des informations complémentaires sur l’état du vol ou les raisons du retard.
Annonce d’un long retard et bons de restauration limités
Les heures passent sans aucune information supplémentaire. Les voyageurs savent qu’il y a un retard mais ne savent ni pour combien ni pourquoi. Aucun responsable de Tunis air n’a communiqué avec les voyageurs pour les informer ou au moins … les rassurer.
Vers 18h30, les voyageurs ont été informés d’ un retard estimé à 6 heures. À ce moment-là, des bons de restauration d’un montant de 12 euros ont été distribués aux passagers par un agent dont l’affiliation avec la compagnie n’était pas clairement établie, selon les dires de plusieurs personnes présentes.
Un témoignage parmi d’autres illustre les difficultés rencontrées à ce moment-là :
« Il y avait qu’un seul restaurant ouvert à cette heure. En tant que mère de quatre enfants, je n’ai pu accéder au restaurant qu’après la foule. Il ne restait que des salades à 14 euros et une bouteille d’eau de 75 cl coûtait 5,5 euros. »
Plus tard dans la soirée, aux alentours de 22h, une nouvelle estimation faisait état d’un retard supplémentaire de 1h30. De nouveaux bons de 8 euros ont été remis à plusieurs passagers, mais certains rapportent que l’offre de restauration était devenue très limitée, n’ayant plus ni nourriture ni eau disponibles à la vente.
Une anecdote : Une mère a signalé à l’agent chargé de distribuer les bons de 8 euros qu’il n’y avait plus ni sandwichs et qu’une bouteille d’eau de 75 cl etait excessivement chère : elle coûtait 5,5 euros. L’agent lui aurait simplement répondu qu’il restait des boissons gazeuses et des chips.
Un changement d’appareil sans information claire
Lors de l’embarquement, les passagers ont constaté que l’appareil initialement prévu avait été remplacé par un autre avion. D’après les témoignages, cet appareil semblait appartenir à une compagnie d’Europe de l’Est, potentiellement lituanienne.
Aucune communication officielle visible ne semblait avoir été faite aux passagers concernant ce changement, selon les témoignages recueillis.
Autre élément notable : l’équipage de l’avion ne parlait ni français ni arabe. Les passagers tunisiens ont donc dû se débrouiller en anglais ou, à défaut, communiquer par gestes pour gérer leurs besoins.
Le nouvel avion ne disposerait pas de la même capacité de rangement pour les bagages à main. Seuls les premiers passagers embarqués ont pu conserver leurs bagages à main avec eux en cabine, tandis que les suivants ont été contraints de les placer en soute, ce qui a engendré des situations inconfortables, en particulier pour les familles accompagnées de jeunes enfants.
Témoignages de situations inattendues à bord
Une fois en vol, plusieurs passagers ont fait part d’interactions surprenantes avec le personnel de bord. Une passagère a raconté qu’une hôtesse, munie d’une bouteille d’eau de marque tunisienne et de gobelets estampillés Tunisair, aurait traversé l’avion en demandant, en anglais, qui souhaitait boire de l’eau.
Un autre voyageur, accompagné de sa famille, a observé une distribution de plateaux-repas à la main, sans chariot. Selon lui, certaines familles n’ont pas été servies. Après avoir demandé des explications à un membre de l’équipage, celui-ci aurait expliqué qu’il n’y avait pas assez de plateaux pour tout le monde. Il a alors demandé des repas pour les cinq membres de sa famille, mais le steward lui aurait répondu qu’il n’était possible de fournir que trois plateaux au maximum… Ils étaient obligés à partager les repas, précisant les plateaux repas étaient estampillés Tunisair également.
Une expérience révélatrice des attentes des voyageurs
Le point commun relevé dans presque tous les témoignages reste le manque de communication pendant cette longue attente. Des passagers indiquent qu’une meilleure transparence, notamment sur l’état du vol, le changement d’appareil ou la disponibilité des services à bord, aurait permis de mieux s’organiser et de vivre cette situation dans de meilleures conditions.
Si les retards font partie des aléas du transport aérien, les attentes des passagers évoluent. Plus que la ponctualité elle-même, c’est souvent la gestion de l’information, de l’assistance et du confort pendant l’attente qui est au cœur des critiques.
Ces témoignages illustrent le besoin croissant de clarté, d’empathie et de dialogue, notamment lorsque des familles entières sont concernées.
Un service fluide à l’arrivée à Tunis
Malgré ces désagréments, plusieurs passagers ont tenu à saluer la qualité du service à l’aéroport de Tunis-Carthage à l’arrivée. Les formalités liées aux bagages, aux contrôles de police et à l’accueil général se sont, selon leurs dires, déroulées de manière rapide et professionnelle, offrant une note positive pour conclure un voyage difficile.
Tunisienumérique reste disponible pour publier toute réaction ou clarification officielle de la part de Tunisair, si elle souhaite apporter.
Commentaires