Une citoyenne tunisienne dont le père septuagénaire souffre à la fois d’asthme et de diabète a tenu à dévoiler au micro de Tunisienumérique ce qui se passe réellement dans les cliniques et les hôpitaux tunisiens.
20.000 DT de cautionnement dans les cliniques :
La femme a déclaré que face à la détérioration de l’état de santé de son père suite à une hypoglycémie, le médecin a exigé qu’il soit hospitalisé dans un service de réanimation.
La clinique a refusé d’admettre le patient avant de recevoir un cautionnement de 20.000 dinars, a-t-elle affirmé, indiquant que même après avoir accepté cette condition abusive, l’établissement a tout de même refusé d’admettre son père en raison du manque de lits de réanimation.
L’état déplorable des hôpitaux publics :
Choquée de voir que les personnes atteintes du coronavirus et les personnes souffrants d’autres maladies étaient admises dans le même service de réanimation à l’hôpital Mongi Slim, notre interlocutrice a décidé de chercher une solution ailleurs.
La citoyenne a déclaré qu’il s’est passé presque 24H avant qu’elle ne réussisse à trouver un lit de réanimation vacant à Charles Nicolle où elle a constaté le manque terrible d’équipements et de personnel médical et paramédical dont souffre l’établissement.
Elle a à cet effet dénoncé le silence de l’Etat devant les abus du secteur privé d’une part et l’état désolant des établissements de santé publique d’autre part.
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